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MARCHE SELECTIONNE

    
Département 75  (Paris) Date de parution : 26/09/2011 Date de péremption : 17/10/2011
Annee : 2011 Edition : Septembre 2011 N° annonce : K1659448

Prestation d'architecte-scénographe pour l'exposition « Edward Hopper (1882-1967) » aux Galeries nationales, Grand Palais 

Date de parution: 26/09/2011
Limite de réception des candidatures: 17/10/2011 à 12:00
Département: Paris (75)
 

Objet: Prestation d'architecte-scénographe pour l'exposition
« Edward Hopper (1882-1967) » aux Galeries nationales, Grand Palais
 

Organisme émetteur: Etablissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais
254/256 rue de Bercy 75577 paris cedex 12 ;
Téléphone : 0140134800 ; Fax : 0140134587 ; e-mail : gareth.lewis@rmngp.fr
 

Description du marché:
Prestation d'architecte-scénographe

Le projet : «Edward Hopper (1882-1967)»

Exposition
Galeries nationales, Grand Palais, Paris
5 octobre 2012 – 28 janvier 2013

Ouverture au public de 9h à 22h du vendredi au lundi, de 9h à 14h le mardi, de 10h à 22h le mercredi et de 10h à 20h le jeudi.

Exposition organisée à Paris par Rmn – Grand Palais

Commissariat:
Didier Ottinger, directeur adjoint du MNAM – centre Pompidou


Propos de l’exposition : L’exposition se décomposera en deux grandes parties. La première liée aux années de formation de l’artiste (de son entrée en 1900 à la New York School of Art, dans les ateliers de William Merritt Chase, de Kenneth Hayes Miller et enfin de Robert Henri, aux premières œuvres qui affirment son style personnel au milieu des années 1920), verra ses peintures rapprochées de celles d’artistes d’horizons divers avec lesquels il a un temps établi un dialogue. La seconde partie de l’exposition verra les peintures de Hopper regroupées selon une chronologie, ponctuellement remise en cause au nom de rapprochements thématiques.


I – Les années de formation

Au sein de l’atelier de Robert Henri, Edward Hopper s’initie à un réalisme moderne, en rupture avec l’académisme dominant qui, pour son professeur, s’inspire des leçons de Degas, de Manet. Cette section de l’exposition affirmera l’ancrage de la peinture de Hopper dans une tradition américaine ; celle que pérennise Henri, élève lui-même d’un disciple de Thomas Eakins, celle de Winslow Homer. Les œuvres de Hopper seront rapprochées de celles de ses condisciples de la New York School of Art : George Bellows, Guy Pène du Bois.

Une salle de l’exposition sera consacrée aux séjours parisiens de Hopper. À trois reprises, en 1906, 1909, 1910, il séjourne dans la capitale française. Le contact avec la peinture parisienne, avec l’impressionnisme et sa postérité en particulier, lui ouvre les portes d’un univers de lumière et de sensualité qui marquera durablement son œuvre. Dans ces salles, les peintures de Hopper voisineront avec celles d’Albert Marquet (dont il découvre les œuvres au Salon d’Automne de 1906, puis à la Galerie Druet), avec celles de Walter Sickert dont les œuvres consacrées aux salles de spectacle parisiennes annoncent un des thèmes iconographiques récurent de l’œuvre de Hopper, avec celles d’Edgar Degas et de Félix Vallotton, dont la dramaturgie, comme vitrifiée, connaitra un écho durable dans les œuvres de maturité du peintre américain. L’évocation des photographies d’Eugène Atget, des gravures de Charles Meryon (dont Hopper admirait une lumière qu’il jugeait « romantique ») fera écho au sentiment « métaphysique » de la ville hopérienne, dont le décor dépouillé et la nudité fantastique annoncent la poétique urbaine des surréalistes.

Les premiers « sujets américains » de Hopper (au début des années vingt) seront rapprochés de ceux des artistes avec lesquels il se jugeait proche au point de leur consacrer un de ses très rares essais critiques. Burchfield (avec qui il partage les cimaises de la Rehn Gallery), John Sloan (de 17 ans son ainé), membre du « Groupe des Huit » (formé en 1908 autour de Robert Henri), dont le parti pris de réalisme lui a valu de passer à la postérité sous le nom d’« École de la poubelle » (Ash Can School).

L’exposition révèlera les différentes techniques qui ont permis à Hopper de conquérir graduellement son style et son iconographie.
De retour à New York en 1907, il est contraint de travailler comme illustrateur pour une agence de publicité. Quelle qu’est pu être, à l’aune de son ambition artistique, son aversion pour une activité qu’il jugeait dégradante, son travail d’illustrateur l’a contraint à considérer l’image dans sa dimension narrative, l’a conduit à en accroître la lisibilité, l’efficacité visuelle ; autant d’apports dont sa peinture devait bientôt bénéficier.
La gravure que pratique Hopper à partir de 1915 (dont l’exposition présentera un ensemble significatif) intègre la dimension narrative propre à l’illustration ou au travail d’affichiste ; elle le fait toutefois dans un cadre où le souci de la forme, de sa synthèse, devient prépondérant. « Ma peinture sembla se cristalliser quand je me suis mis à la gravure » confessera Hopper.



Cette première section se composera de 6 chapitres :

1- L’espace d’accueil des visiteurs les confrontera à une projection en grand format du film de Paul Strand et Charles Sheeler, Manhatta de 1921. Dans cette première salle figureront les éléments biographiques concernant Edward Hopper.
2- Salle sera consacrée à l’atelier de Robert Henri dont Hopper suit les cours à la New York School of Art (œuvres de Robert Henri, de Hopper, et de ses condisciples).
3- Espace consacré à la projection en grand format des couvertures réalisées par Hopper pour différents magazines et revues professionnels.
4- Salle consacrée aux séjours parisiens de Hopper ( 1906 ; 1909 ; 1910). Ses peintures parisiennes seront confrontées à des œuvres de Marquet, Degas, Sickert, Valotton.
5- Premiers sujets américains. Les premières peintures de Hopper prenant pour sujet les paysages urbains américains seront rapprochés des peintures de Bellows, Sloan, Burchfield.
6- Salle consacrée aux gravures réalisées par Hopper de 1915 à 1918



A la faveur d’un séjour qu’il effectue à Gloucester (Massachusets) en 1923, Hopper réalise ses premières aquarelles. Il prend pour sujet les maisons victoriennes auxquelles son œuvre devait bientôt être associé. Alors que l’Amérique redécouvre cette architecture (le photographe Walker Evans lui consacre un reportage), Hopper retient de ces bâtisses leur potentiel « dramatique », l’aptitude de ces architectures à accentuer les jeux d’ombre et de lumière sur leurs façades à la riche modénature. « …Ce que j’ai cherché à peindre, ce ne sont ni les grimaces ni les gestes des gens ; ce que j’ai vraiment cherché à peindre, c’est la lumière du soleil sur la façade d’une maison. » déclarera ultérieurement Hopper comme pour résumer le sens de son œuvre.

Une salle de l’exposition sera consacrée aux aquarelles réalisées essentiellement dans les années vingt par Hopper.



II – La maturité

Opérant la synthèse entre la narration elliptique de ses gravures et ses « portraits » de maisons victoriennes, Edward Hopper réalise les premiers tableaux caractéristiques de son style de maturité.
Par sa monumentalité, l’intensité dramatique que lui confère sa vision en contre-plongée, par la synthèse formelle qui fait de cette batisse néo-victorienne une forme d’archétype, House by the Railroad (1925, collection du Museum of Modern Art de New York) annonce le style « classique » de Hopper.
À partir de 1925, son œuvre s’impose par sa puissance formelle et poétique. Elle lui vaut une reconnaissance qui l’expose aux exégèses les plus contradictoires. Lorsque le peintre bénéficie de sa première rétrospective au MoMA de New York, en 1933, le directeur du musée, Alfred H. Barr, rapproche le parti pris de stylisation formel de Hopper de celui des cubistes. À propos de la même exposition, le critique Ralph Pearson décèle un souci de réalisme, qui fait pour lui de cette peinture l’« inverse de celle qui caractérise le mouvement moderne ».
Dans les pages de son catalogue, Hopper tient, lui, à affirmer son indifférence, mieux, son opposition à la peinture de l’« American Scene » (l’art régionaliste, des peintres d’une Amérique rurale et conservatrice, celle de Thomas Benton, de Grant Wood, de John Curry), à laquelle ses sujets lui valent alors d’être régulièrement assimilé. « Je ne pense pas avoir jamais essayé de peindre la « scène américaine » : j’essaie de me peindre moi-même. Qu’est-ce que cette étiquette de scène américaine que l’on me colle ? La collait-on à Eakins ? »
Réaliste, formaliste, Hopper se révèle aussi « surréaliste » lorsqu’André Breton, en exil à New York, voit dans les rideaux de son New York Movie, la réminiscence d’une « nécessité du passage d’une époque à une autre » annoncée par les œuvres de Giorgio De Chirico.

Cette seconde section se composera de 7 chapitres :

1- Projections en grand format de photographies de Matthew Brady et d’Eugène Atget.
2- Ici se marque une rupture dans le parcours de l’exposition, avec la présentation de House by the railroad (1924) qui annonce le style « classique » de Hopper ( à partir de ce point les tableaux de Hopper sont présentés seuls).
3- 7- Cinq salles consacrées aux peintures de Hopper présentées dans leur chronologie (1925- 1929 ; 1929- 1935 ; 1935-1946 ; 1946- 1952 ; 1952-1966). Ces cinq dernières salles de l’exposition sont ponctuées par deux « boîtes noires » dans lesquelles seront présentés deux films (une réalisation de Wim Wenders, une autre du photographe new yorkais Philip Lorca di Corcia).

Le lieu :
Galeries nationales, Grand Palais, Paris
4 espaces, B-D-E-A
Environ 2000 m² utiles dont un espace de 100 m² en fin d’exposition dédié à une boutique.

Importante fréquentation attendue.

Nombre d’œuvres : environ 200 œuvres (peintures, œuvres graphiques)

Le budget des travaux :
355.000 euros HT
Ce budget couvrira tous les frais pour tous les éléments
constitutifs de la scénographie de l’exposition :
fabrication, installation, maintenance et enlèvement des
cimaises et mobiliers, décors, revêtements de mur et de
sol, peinture, électricité et éclairages, mise en lumière, signalétique,
graphisme, matériel audiovisuel (location et maintenance),etc.

La mission :

La mission du scénographe comprend :

1- Mise en forme du projet en réalisant un espace aux normes muséographiques de température et d'hygrométrie constantes.
- Elaboration des APS et APD
- Participation aux réunions, recherches de solutions techniques, validation des options prises en regard du budget des travaux
- Établissement, à partir de l'APD, des plans d'exécutions et du descriptif quantitatif détaillé de tous les ouvrages nécessaires à la scénographie (cimaises; planchers; plafonds; mobilier; vitrines, socles, décors, revêtement(s) murs et sols, électricité, éclairage, audiovisuel, signalétique, soclage et toute réalisation nécessaire à la scénographie de l'Exposition) par corps d'état ou par ouvrage en conformité avec le budget des travaux.
- Validation des plans d'exécution et du descriptif quantitatif détaillé réalisés par des prestataires sous-traitants le cas échéant
- planning prévisionnel d'exécution

2- L’assistance à la passation des marchés
- rédaction des documents nécessaires à la mise au point du dossier de consultation des entreprises (DCE) : cadre de bordereau de prix (DPGF), cahier des clauses techniques particulières par lot (CCTP), plans d’exécution et planning d’exécution.
- disponibilité pour répondre aux questions des entreprises
- rédaction des rapports d'analyse des offres
- établissement d’un tableau comparatif des offres par alignement technique
- remise d’un avis technique sur les offres reçues
- mise au point du calendrier d'exécution des travaux

3- Phase d’exécution : assistance à maîtrise d’ouvrage
- Suivi de fabrication des éléments de scénographie, vérification de l'avancement des travaux et de la conformité des ouvrages par rapport aux dispositions des marchés et des commandes
- organisation et supervision du chantier des travaux (incluant période d'installation des œuvres, maintenance des installations pendant l'exploitation de l'exposition, démontage et évacuation des constructions)
- Coordination et suivi de l'installation de l'Exposition :
o Organisation de réunions de chantier hebdomadaires en présence du maître d’ouvrage et des commissaires, et d'une réunion de réception de fin de chantier en présence des mêmes participants
o établissement et transmission aux participants des comptes-rendus de ces réunions
o Rédaction et signature des procès-verbaux de réception
o Suivi de la maintenance, du démontage et de l'enlèvement de tous les ouvrages en fin d'exposition.


Sélection du scénographe :

Modalités de sélection du Titulaire :

La sélection se fera en deux phases :

Phase 1 - La sélection des candidats admis à présenter une offre:

Les candidats sont invités à présenter un dossier de candidature avant le 17 octobre 2011 à 12 heures (délai de rigueur).

Le dossier de candidature doit être composé comme suit :
• DC 1- ancien DC4 (disponible sur http://www.minefi.gouv.fr, thème : marchés publics).
• Déclaration du candidat (DC 2-ancien DC5)
• Une lettre d’intention (motivation) pour la scénographie de l’Exposition
• Un dossier présentant les réalisations récentes avec des photos et le coût des projets

Le comité de sélection composé de représentants de la Rmn – Grand Palais et du commissaire se réunira pour examiner les candidatures selon les critères suivants et sélectionnera 3 ou 4 candidats admis à présenter une offre :
• Pertinence de la lettre d’intention définissant le projet proposé au regard du lieu et du contexte de l'exposition : 55 %
• Qualité des références générales et expériences récentes: 45 %

Phase 2 - La sélection du titulaire

Les candidats admis à présenter une offre seront auditionnés et présenteront leur projet le 16 novembre 2011 après midi devant le comité de sélection composé de représentants de la Rmn – Grand Palais et du commissaire.

Sur la base d'un dossier scientifique qui leur sera remis, les candidats devront présenter leur offre comprenant :
• Une esquisse sur le support de leur choix,
• un devis détaillé de la prestation exprimé en HT (voir détail ci-dessous)
• un planning d’intervention,
• état annuel des certificats reçus (ou DC 7),
• attestation d'assurance de responsabilité civile
• la copie du (ou des) jugement(s) prononcé(s), si le candidat est en redressement judiciaire


Concernant le devis que doivent remettre les candidats admis à la phase 2 de la sélection, ce document doit faire état :
- du montant des honoraires perçus par le scénographe au titre de la conception intellectuelle du projet
- du chiffrage détaillé du projet - par postes - pour nous permettre de constater que le projet tient dans l’enveloppe allouée ; le scénographe prend un engagement sur le chiffrage de son projet.
- de chiffres exprimés en HT

Le comité de sélection examinera les offres selon les critères suivants :

• Critère 1 : Evaluation du projet global : 60 %
- 1.1 Esthétique du projet : 55 %
- 1.2 Maîtrise technique : 45 %
• Critère 2 : Maîtrise des coûts de travaux au regard de l’enveloppe budgétaire : 20 %
• Critère 3 : Proposition d’honoraires (prix) : 20 %

A l'issue de la phase 2, les candidats non retenus recevront chacun une indemnisation de 2.000 euros TTC.


Lieu d’exécution du chantier :
Galeries nationales, Grand Palais, Paris

Date d’exécution du chantier :
- Début Février 2012 : APS

- Début avril 2012 : APD

- 4 mai 2012 : rendu du DCE par le scénographe

- 2 juillet 2012 : choix des entreprises

- 13 août 2012 : début du chantier muséographique (5 semaines)

- 14 septembre 2012 : réception du chantier muséographique

- 17 septembre 2012 : début de l’accrochage des œuvres (3 semaines)

- 5 octobre 2012 : inauguration

- 28 janvier 2013 : fermeture de l’exposition

- 12 février : fin du décrochage (2 semaines)

- 25 février : fin du démontage scénographie

Procédure de passation : adaptée

Critères d’attribution :

Modalité d’attribution :
A - Pour la sélection des candidats invités à présenter une offre :
- A1 Pertinence de la lettre d’intention définissant le
projet proposé au regard du lieu et du contexte de
l’exposition : 55 %
- A2 Qualité des références : 45 %

B- Pour la sélection du Titulaire du marché de scénographie :
- B1 : Evaluation du projet global par le jury : 60 %
- B1.1 : Esthétique du projet : 55 %
- B1.2 : Maîtrise technique : 45 %
- B.2 : Maîtrise des coûts de travaux en regard de l’enveloppe budgétaire : 20 %
- B.3 : Proposition d’honoraires (prix) : 20%

Modalités et date limite de transmission des candidatures : 17 octobre 2011 à 12h à :

Barbara Kroher
Chef de projet
Rmn – Grand Palais
Département des expositions
254/256 rue de Bercy
75012 Paris
Tél. 01 40 13 49 42; Fax : 01 40 13 49 54
barbara.kroher@rmngp.fr

sous enveloppe cachetée portant la mention « Exposition « Edward Hopper 1882 – 1967 », candidature scénographie » par envoi recommandé avec accusé de réception (le cachet de la poste faisant foi) ou dépôt contre récépissé. Les dossiers parvenus hors délais seront rejetés.

Les renseignements d’ordre administratif peuvent être obtenus auprès de :

Richard Garcia
Réunion des Musées Nationaux
254/256 rue de Bercy
75012 Paris
Tél. 01 40 13 47 25
richard.garcia@rmngp.fr

Les renseignements d’ordre artistique, technique et
financier peuvent être obtenus auprès de :

Barbara Kroher
Chef de projet
Rmn – Grand Palais
Département des expositions
254/256 rue de Bercy
75012 Paris
Tél. 01 40 13 49 42; Fax : 01 40 13 49 54
barbara.kroher@rmngp.fr
 

Classe d'activité:
- 74: Services fournis principalement aux entreprises
 
    


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